Notre Quartier
Historique du quartier
_

1845 : Basculement de la ville dans l’ère industrielle et de la modernité, avec l’arrivée du chemin de fer et sa gare terminus, en butée sur les anciens remparts de la ville de Tours.
Développement du secteur de Velpeau-La Fuye, autour des ateliers ferroviaires. Quartier rural à l’origine, avec la Fuye proche Place Velpeau, ancienne Ferme. (Fuye = pigeonnier rattaché à une grande ferme)
Le quartier est découpé par des rues sinueuses réalisées sur d’anciens chemins ruraux.
La Place est aménagée en 1865 et appelée Place de la Fuye puis place Velpeau (Grand médecin) en 1969.
Par la présence de la gare de marchandises et des ateliers ferroviaires, l’habitat se développe par la construction de maisons ouvrières généralement d’un étage.
La quasi-totalité des maisons possédaient au moins une courette, mais le plus souvent un jardin où les habitants cultivaient une grande partie de leurs légumes. Les maisons étaient construites avec un accès facile (peu de marches et large ouverture de porte) afin de laisser passer une brouette pour amender leur jardin.
Jardin et basse-cour facilitaient les relations avec le voisinage: échanges de plants de salade, boutures d’oeillets, de fuschias (2 plantes très à la mode à l’époque), boutures de chrysanthèmes, de géraniums. On s’échangeait aussi des pigeons. A la saison des fruit, on en offrait à ceux qui n’en avait pas…

Les limites du quartier :
D’après le plan de la ville, on peut arbitrairement situer les limites du quartier à: Au Nord: le boulevard Heurteloup
A l’Est: le canal maintenant l’A10
Au Sud : le rondpoint de la rotonde
et à l’Ouest : les installations ferroviaires.
Les commerces du quartier à l’époque :
Dans notre quartier nous pouvions sans trop nous déplacer acheter tout ce dont nous avions besoin car il existait de nombreux petits commerces: épiceries, boucheries, charcuteries, boulangeries, pâtisseries, droguerie-quincaillerie, pharmacies, médecin, horlogeries, petit bazar, des couturières, un tailleur, une brodeuse, un chapelier, des coiffeurs, un photographe, un sabotier, des cordonniers, un bureau de caisse d’épargne municipale, des réparateurs de bicyclettes, un grainetier, un bureau de poste auxiliaire faisant dépôt de presse et de papeterie.
Deux rues rassemblaient la plupart des commerces: la rue de la Fuye, traversant tout le quartier du Nord au Sud et la rue du Docteur Fournier qui lui est perpendiculaire. A côté de l’école Velpeau se trouvaient les établissements “Au forgeron” (vêtements de travail et d’usage courant), un cafetier, un chapelier, un charcutier, un café, la pharmacie Bardet et en face, de l’autre côté de la rue: un épicier, un cordonnier, un horloger, une pâtisserie, la “petite Poste” (avec papeterie et journaux). Pour le pain, la boulangerie Le Peu, rue du Docteur Fournier (dont la qualité était très appréciée) livrait à domicile (avant la guerre).
Deux fois par semaine, le jeudi matin et le dimanche matin place Velpeau il y avait le marché, très important (fruits, légumes, poissons, viandes, beurres, fromages, graines, tissus…). Certains commerces étaient groupés dans certaines rues, d’autres éparpillés ce qui permettait de faire toutes ses courses principales eu une seule fois mais aussi de se dépanner sans se déplacer trop loin.

Le quartier Velpeau aujourd’hui
_
Le quartier populaire et cheminot d’après-guerre continu sa transformation.
Les jeunes ont emménagé dans ces maisons parfois restaurées avec petite cour à l’entrée et ils les étendent au grès de leur besoins.
A deux pas du centre et de la gare, Velpeau est le quartier qui profite le plus de ce mouvement de déconcentration.
D’autant qu’à cela s’ajoute l’«effet TGV»: le train relie Tours à Paris en guère plus d’une heure et permet donc de travailler dans la capitale tout en résidant dans la cité ligérienne.
La proximité de la gare a déjà permis au quartier Velpeau de capter une grande part de cette population, toujours plus nombreuse, de migrateurs pendulaires.
Son marché, place Velpeau, sa vie de quartier associative et ses très nombreux commerçants lui valent également les faveurs des jeunes couples, des familles et des retraités.
Les restaurations de biens continues d’améliorer son image.
Marché de Velpeau, le melting-pot
_
Un marché résume une ville, ça vaut aussi pour Velpeau !
On vient de loin, et pour cause, avec celui d’Amboise, c’est le plus beau marché du département.

Toutes les catégories sociales de la ville se retrouvent dans ce décor de carte postale ancienne.


